& on remet les compteurs à zéro, une fois de plus.

& on remet les compteurs à zéro, une fois de plus.
Pauline, 14 ans et demi 15 ans.

Née le trois octobre 1994 dans la clinique de Brest, je vis pourtant actuellement dans une petite ville à côté de Nantes, que certains pourraient qualifier de "trou paumé" ou de "grotte". Je suis lycéenne dans un établissement de bourges où j'entame ma seconde depuis peu. Hétérosexuelle qui ne l'a pas toujours été, je suis très amoureuse depuis le 15/05/09. Je ne fume pas, je ne bois pas & ne suis droguée qu'à mon amour, qui est tout simplement la personne la plus importante au monde à mes yeux & avec qui j'entretiens une relation plus que fusionnelle, contrairement à tous ces couples superficiels qui ne sortent ensemble que par pur intérêt ou simple attirance physique, ce qui est, vous ne pouvez le nier, plutôt pitoyable. :)
J'aime critiquer les gens dans la rue. Je pleure beaucoup, & pour rien. Je suis excessivement sensible mais aussi plutôt irascible. Je peux subir les pires brimades sans m'en émouvoir mais un seul mot déplacé d'une personne que j'aime suffit à me détruire. J'ai un sens très prononcé de la justice & je le fais savoir. Normalement calme, je peux parfois entrer dans une colère inexplicable pour pas grand-chose et dans ces moments-là il est plutôt difficile de me calmer. Instable, vous l'aurez compris, mon humeur peut en fait changer d'un instant à l'autre pour pas grand-chose. Jalouse, possessive, je fais parfois plus de mal à moi-même qu'a mon entourage, qui subit pourtant trop souvent mes sautes d'humeur incompréhensibles. Je suis égocentrique & capricieuse, agissant comme une gamine & l'assumant. Je suis aussi paresseuse, chieuse, maladroite & râleuse professionnelle. J'ai tendance à être inspirée lorsque je déprime & que le ciel est à mon image, rempli de nuages gris & lourds de larmes, tout simplement parce que j'ai plus de facilité à écrire des choses malheureuses qu'heureuses. Peut-être la raison en est que, préférant me vautrer dans le désespoir quand je vais mal plutôt que d'essayer de m'en sortir, j'ai eu plus souvent l'occasion d'analyser le malheur que le bonheur. Chose qui devrait bientôt s'inverser étant donné que je vis actuellement dans le bonheur le plus explosif. Il est plutôt difficile de me définir car mon comportement dépend des personnes qui m'entourent ; je joue énormément. Je peux tout aussi bien être sociable & avenante voire un peu envahissante avec certains, & réservée et muette avec d'autres. Alors que je suis totalement invisible dans certaines situations il m'arrive d'être impossible à rater quand je suis avec des personnes en qui j'ai réellement confiance. Je mets parfois beaucoup de temps à m'adapter. Dans certains cas, je ne m'adapte pas et je reste prostrée dans mon coin. Je me renferme facilement sur moi-même. Pas particulièrement grande, au physique & au style banales, je passe plutôt inaperçu et ça m'arrange. Je suis phobique des abeilles et de leurs chères cousines, ainsi que des hôpitaux, des prises de sang et de tous leurs tests douteux, sans oublier le vertige (mais seulement dans certaines circonstances.) D'après certain(e)s je suis déjantée & légèrement psychopathe sur les bords. J'aime l'odeur de mon chéri, le chocolat au lait, le goût du sang (le mien du moins) & le Redbull. Mes goûts musicaux sont divers et variés, allant de la variété française au métal en passant par le pop rock ; le rap français est pour moi la seule chose qui n'est décemment pas écoutable. Je lis aussi énormément, ayant toujours un livre en cours sur ma table de chevet. Du coup j'ai aussi pris goût à l'écriture, bien qu'en ce moment je n'en aie plus vraiment le temps. Je dessine mais, faute de talent, seulement pour moi-même. Comme la majorité des jeunes de mon âge je suis accro au téléphone, à Internet et aux jeux vidéo. Grande rêveuse, j'ai toutefois bien les pieds sur terre et je ne suis pas du genre à me tenir à des illusions. Je dirais même que je suis un petit peu pessimiste de nature, pour moi-même du moins, étant toujours extrêmement confiante en ce qui concerne les autres ; toutefois, aussi amoureuse que je le suis en ce moment même, il est plutôt difficile de voir la vie autrement qu'en rose. Je ne crois pas en Dieu au grand dam de ma mère et encore moins en moi-même ; je porte pourtant encore un grand espoir en l'homme. On me dit souvent que j'ai beaucoup d'imagination mais je ne puise mon inspiration que dans les oeuvres des autres. Je n'ai pas de talents à proprement parler, étant au contraire peu douée pour beaucoup de choses, ce qui me complexe énormément.
Mais je crois que j'en ai assez dit. Sur ce, je vous félicite d'être parvenue jusqu'au bout de ce petit pavey (qui est toutefois minuscule comparé à ceux de ma chère Mamie Ana' :p) sans tricher (n'est-ce pas ?) et je vous laisse vous reposer les yeux tranquillement.

# Posté le jeudi 23 avril 2009 13:37

Modifié le mardi 20 octobre 2009 16:18

C'est pas fini les amis :)

C'est pas fini les amis :)
Eh oui mes canards, j'ai pas encore péri ; je suis encore là, bien vivante, pour le meilleur et pour le pire, que ça vous plaise ou non! MUHAHAHA

Finalement, j'm'y habitue bien, à ce nouveau lycée, étonnamment bien d'ailleurs... Le temps passe plus vite que je ne l'avais prévu, c'en est presque frustrant. Je prends conscience que j'ai réellement commencé un nouveau chapitre de ma vie, enfin tourné la page, but recherché depuis près de 2 ans, sans réussir à y parvenir tout à fait, peut-être parce que trop de choses se raccrochaient encore à moi pour que je puisse les oublier totalement. Il est toujours difficile de ne pas reculer lorsqu'on évolue quotidiennement dans un lieu empreint de mauvais souvenirs. Le changement me fait du bien tout compte fait. Maintenant j'avance, lentement, mais sûrement. J'ai comme l'impression d'être dans une transe étrange, une bulle coupée du monde dans laquelle j'évoluerais seule et où l'oxygène serait en abondance et propre à moi-même ; pourtant je suis loin d'être seule, au contraire, je suis toujours entourée, un peu trop parfois d'ailleurs ; mes moments de solitude à moi et à moi seule me manquent. Mais rien ne m'atteint tout à fait, malgré mes fréquentes sautes d'humeur, je parviens à rester saine, et légère. Oui, légère, c'est le bon mot. J'alterne entre le boulot et Hadrien. Je n'ai plus le temps de sortir ou de voir mes anciens amis. Ca me convient, pour l'instant. C'est dur, monotone, ce n'est pas un rythme de vie vraiment idéale, mais on ne peut pas dire qu'il soit mauvais non plus, objectivement parlant. Malgré l'atroce manque que provoque la distance entre celui que j'aime et moi. Mais après tout, c'est grâce à lui que je me sens si bien.
J'ai pris deux résolutions cette année : maigrir & bosser. Chassez-moi donc ces éclairs dubitatifs de vos regards! Oui oui, je vous vois, pas la peine de vous cacher. è__é Je ne suis plus aussi molle qu'avant, je vous assure. Mais que vous me croyez ou non, quelle importance ? Il n'y a que mon avis qui compte, après tout.
Brefons. J'pense qu'on peut dire que pour un début d'année de seconde, c'est plutôt positif, non ?



Au fait, j'ai eu 15 ans.

# Posté le samedi 18 juillet 2009 16:49

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 12:16

Peut-être que je regrette, en fait. Un peu, beaucoup, passionnémment, à la folie... ?

Peut-être que je regrette, en fait. Un peu, beaucoup, passionnémment, à la folie... ?
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On aime souvent croire qu'on est la seule personne au monde à souffrir. A avoir des moments de faiblesse. A pleurer parfois, seul, dans la noirceur étouffante de la nuit, avec pour seul compagnon un oreiller imbibé de ses larmes, & cette atroce sensation d'avoir un étau qui se resserre cruellement autour de son c½ur. Sans oublier la solitude oppressante, lourde comme du plomb, qui croît à mesure qu'on se rend compte de son existence. L'envie de vomir ce qui obstrue ses idées sur tous les gens qu'on aime & le désespoir si intense qu'il s'en transforme en nombrilisme. Parce qu'après tout, c'est tellement plus facile de se laisser aller quand on se dit qu'une telle souffrance ne peut qu'être unique. Mais l'on n'est jamais vraiment seul, quoique l'on pense. Partout autour de soi, d'autres c½urs battent au même rythme que le sien. Même ces gens que l'on hait, qui nous méprise, que nous imaginons sans âme ni conscience, ou au contraire ceux que l'on aime tellement qu'on les imagine invincible ; même à eux, il leur arrive de se regarder dans un miroir & d'avoir envie de fracasser leur reflet.
Mais c'est dur, terriblement dur de concevoir cette chose. Même lorsque l'on a eu les cicatrices de ces folies en face ; oui, même lorsqu'on a pris dans ses bras une personne en détresse, écouté ses déboires, eut les épaules trempées de ses larmes. Aveuglés par ses propres sentiments, abrutis par l'impuissance qui nous tient quand les appels à l'aide d'un ami trop proche se font trop pressants, l'on finit par ne plus comprendre & s'agacer de leur comportement. On abandonne. Mais le temps de la réflexion & des remords arrivent toujours ; trop tard, en général. & puis l'on s'excuse, encore. & puis l'on nous pardonne, toujours. Mais au bout du compte, ces paroles, qui finissent par être platement prononcées à force d'être répétées, nous donnent un arrière-goût amer dans la bouche & accentuent la déception ressentie. Alors que faire quand on est arrivé à ce stade-là ? Attendre, dans son coin ? Se cacher, en espérant que tout aille mieux... ?

Pardon. J'espère qu'un jour tu liras ces lignes, et que tu comprendras.

# Posté le lundi 08 juin 2009 13:22

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 15:33